Language Selection

  • English (United Kingdom)
  • French (Fr)
  • Italian (Italy)
  • Polish (Poland)
spacer

Publié Récement

 aoû   Septembre 2010   oct
LMMJVSD
   1  2  3  4  5
  6  7  8  9101112
13141516171819
20212223242526
27282930 
Julianna Walker Willis Technology

Qui est en Ligne?

Nous avons 19 invités en ligne

Sondage

Do you practice Aikido?
 

Tout l'Aïkido sur Amazon.fr

Ecoutez ma Musique

equalizerwhite

space

Like it? Share it!

Recherche sur ce Site

Recherche Wikipedia

Guillaume on Twitter

Nuage de Mots

Guillaume on the Web

facebook-32x32 Facebook
flickr-32x32 Flickr
myspace-32x32 Myspace
rss-32x32 RSS
twitter-32x32 Twitter
youtube-32x32 Youtube
Entretien avec Joe Curran, president du British Birankai
Écrit par Guillaume Erard   
Vendredi, 18 Janvier 2008 15:59

British Birankai Logo.jpgPour son troisième séjour en Tunisie, Joe Curran Senseï l’actuel président du British Aikikai (Birankai), fit profiter les aïkidokas de l’Association Sahélienne d’Aïkido de son savoir faire pendant toute une semaine. Fidel parmi les fidèles, Curran Senseï nous fit évidement pratiquer l’Aïkido selon l’enseignement de Kazuo Chiba Senseï, le directeur technique du Birankai. Pendant tout le stage, Joe Curran Senseï insista sur les trois notions, du quand, du où et du comment lors de l‘exécution de toute technique. Le premier principe, quand correspond a la notion de timing, anticiper sur l'attaque sen sen no sen, simultané sen no sen et enfin go no sen. Le où correspond à la distance, l'angle et le positionnement du corps par rapport à uke. Enfin, comment, c’est l’application de la technique appropriée, qu’elle soit une immobilisation ou une projection. Les cours eurent lieu toute la semaine à Sousse mais certains instructeurs de Tunis firent le déplacement afin de bénéficier du savoir faire du maître. La semaine se termina par une démonstration en plein air au bord de la plage. Maître Curran eut également la gentillesse de nous accorder une petite interview.

 

Guillaume Erard : Comment avez-vous découvert l'Aïkido ?

Joe Curran : J'ai commencé l'étude de l'Aïkido vers 1969. Je pratiquais le Judo avec Kenshiro Abbe Senseï, 8e dan et fondateur du Kyu Shin Do. J'appris que celui-ci avait également étudié l'Aïkido et fut le premier à l'introduire au Royaume-Uni. C'est d'ailleurs grâce à lui que Chiba Senseï vint plus tard en Grande-Bretagne. Après cela, j'ai donc décidé d'en apprendre plus sur cet Art, mais il y avait très peu de livres disponibles sur ce sujet à l'époque.
Un jour, alors que je participais à une compétition de Judo, je m'assis entre deux combats à côté d'un type assez petit et malingre. Il était en pleine lecture d'un numéro de Black Belt magazine, qui était une publication de grande qualité à l'époque. Je lui demandai si je pouvais le parcourir. Je lus un moment puis nous nous séparâmes. Un peu plus tard, je vis une e publicité pour un dojo d'Aïkido dans un journal et je décidai de le visiter, c'était en Écosse. Le professeur m'avait l'air étrangement familier. Je m'inscrivis le soir même et découvris que l'enseignant était en fait le type avec le magazine que j'avais rencontré à la compétition de Judo. Son nom était monsieur Coyle.

A.M. : Pourquoi avez-vous décidé de vous concentrer sur l'Aïkido ?

J.C. : J'avais essayé le Karaté, la lutte et plusieurs autres choses comme la culture physique. J'adorais la culture physique, mes héros étaient des sportifs comme Steve Reeves, Léo Robert et bien d'autres. Je trouvai en l'Aïkido un défi supplémentaire, mental celui-là. J'étais plutôt costaud pour ma taille, mais je m'aperçus que je ne pouvais pas empêcher des gens comme Chiba Senseï de me jeter par terre comme une serpillière, même en y mettant toute ma force. En fait, je m'aperçus beaucoup plus tard que mon attitude physique et mentale (j'étais très compétitif) était en fait contre-productive pour mon étude de l'Aïkido.
Pour moi, l'Aïkido est une source inépuisable de savoir et je pense que je pourrais encore m'entraîner pendant 30 ans et ne jamais en voir la fin. C'est en fait ce qui me fascine, la sensation que peu importe le nombre d'années que l'on y passe, l'Aïkido a toujours quelque chose à nous apprendre sur nous-mêmes.

Joe Curran.jpgG.E. : Comment avez-vous rencontré Chiba Senseï et quelle fut votre première impression lorsque vous l'avez rencontré ?

J.C. : Monsieur Coyle était membre du groupe appelé le Renown Aikido Society. Ce groupe était basé au Hut Dojo, près de Londres. Beaucoup des pionniers de l'Aïkido tels que Henry Ellis, Haydn Foster et Derek Eastman Senseï s'entraînaient là-bas. Monsieur Coyle avait décidé d'approcher Chiba Senseï afin de rejoindre ce groupe. Un jour, nous nous entassâmes dans une voiture et allèrent nous entraîner à Chiswick, là où le Hut Dojo se trouvait.
Ma première impression (et elle est toujours présente en moi) de Chiba Senseï fut que ses mouvements sur le tatami me rappelaient ceux d'un animal élégant et puissant comme une panthère. Il avait entre 26 et 27 ans à l'époque et était alors au top de sa forme. Je trouvai incroyable qu'il pût faire preuve de tant de puissance dans sa pratique malgré le fait qu'il n'était pas un homme massif. Je sus tout de suite que j'avais affaire à quelqu'un de spécial. Lors de ma pratique du Judo, j'avais rencontré beaucoup de grands professeurs, mais Chiba Senseï était tout à fait unique en son genre.
Il enseignait juste en faisant la technique. L'entraînement était très intensif et j'avais souvent mal partout lorsque je rentrais chez moi après un cours. Aller voir Chiba Senseï était comme une drogue. C'est un homme très charismatique et il a une présence telle que les gens se sentent soit attirés, soit totalement intimidés par lui.

G.E. : Comment était l'entraînement à l'époque ?

J.C. : Sous Chiba Senseï c'était très dur, tant physiquement que mentalement. Il y avait également d'autres facteurs aggravants comme le manque de sommeil et quelquefois trop d'alcool. Je me souviens qu'en de nombreuses occasions, durant des stages, j'ai dû dormir sur le sol, sous des ponts, etc. Une fois, alors que je me rendais de nuit à un stage à Chiswick, je me suis endormi au volant et j'ai heurté la barrière de sécurité centrale. Évidemment, j'ai été secoué. Une autre fois, moi et mon partenaire étions tellement fatigués que Chiba Senseï nous ramena à son appartement Londonien et madame Chiba nous prépara un repas accompagné d'une bière et encore plus important, un bon bain pour diminuer la douleur. Trente ans après, je peux encore sentir l'effet apaisant de l'eau sur mes membres endoloris.

G.E. : Qui était en charge de l'enseignement de l'Aïkido au Hut Dojo ?

J.C. : Je ne m'entraînais pas au Hut mais en Écosse avec monsieur Coyle, le dirigeant du Makotokai. Mes premiers contacts au Hut furent Hamsih McFarland et Haydn Foster. Monsieur Coyle rejoint ensuite Chiba Senseï, puis Saito Senseï et il dirige actuellement son propre groupe.

G.E. : Vous n'avez pas mentionné Ken Williams (NDLR : Le plus ancien pratiquant d'Aïkido au royaume uni, voir à ce sujet l'article d'Henry Ellis sur l'histoire de l'Aikido au Royaume Uni) avait-il déjà quitté le Hut à l'époque où vous étiez là-bas ?

J.C. : Je n'ai jamais rencontré monsieur Williams et je ne sais que peu de choses à son sujet même si j'ai évidemment entendu parler de lui.

T.K. ChibaG.E. : L'histoire de l'Aïkido britannique est extrêmement mouvementée. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi vous avez décidé de fonder le British Aikikaï et demander à Chiba Senseï d'en assurer la direction technique plutôt que de prendre place dans la fédération menée par Kanetsuka Senseï ?

J.C. : En 1976, Chiba Senseï décida de retourner au Japon. Lors d'un dîner à Londres, Senseï annonça que son successeur au poste de directeur technique de l'Aikikaï de Grande-Bretagne (British Aikido Federation, BAF) serait Minoru Kanetsuka Senseï. Il demanda alors a tous les hauts gradés du BAF d'apporter leur support total à Kanetsuka Senseï. Monsieur Kanetsuka dit qu'il était privilégié et honoré et demanda à ces gradés leur aide afin de continuer le travail de Chiba Senseï. Pendant un bout de temps, mes choses allèrent bien, mais quelques personnes ressentirent au bout d'un moment que sous la direction de Kanetsuka Senseï, le BAF fonctionnait mal. Un groupe mené par monsieur William Smith, 6e dan Shihan, décida de se séparer du BAF pour former le United Kingdom Aikikai (UKA).

Personnellement, je choisi de rester avec le BAF, car en dépit d'un grand malaise, je me sentais obligé de respecter ma promesse faite à Chiba Senseï de soutenir Kanetsuka Senseï. Il devint pourtant évident que je ne pouvais plus le supporter et je décidai donc de quitter le BAF pour rejoindre l'UKA. Si je n'avais pas fait cela, j'aurais probablement arrêté l'Aïkido.

Je me retrouvai dans me groupe de monsieur Smith dans une situation beaucoup plus proche de celle dans laquelle j'étais lorsque Chiba Senseï était en charge du BAF. Plus tard, Chiba Senseï devint même le directeur technique de l'UKA. Ce fut fantastique de pouvoir s'entraîner une fois de plus sous sa direction. Quelques années plus tard, l'UKA décida de se passer de Chiba Senseï. À la suite de cet événement quelques-uns de ses anciens élèves quittèrent l'UKA et s'affilièrent à Chiba Senseï par l'intermédiaire de la United States Aikido Federation (Western Region) [Kazuo Chiba avait était parti quelques années avant pour San Diego et demeure à ce jour là-bas où il est le dirigeant du San Diego Aikikai afin de pouvoir maintenir le contact avec le Japon.

Je décidai de suivre mon professeur et je démissionnai de l'UKA. Bien que nous n'avions pas l'intention de créer une nouvelle organisation, le British Aikikai se forma avec Chiba Senseï comme directeur technique. Senseï me nomma Shidoin et me demanda de devenir le représentant du British Aikikai au sein du British Aikido Board (BAB) [le BAB est seul organisme reconnu par l'état pour l'Aïkido, il regroupe toutes les écoles de Grande-Bretagne pour les affaires concernant entre autres les qualifications d'enseignement, de premiers secours et les assurances NDLR]. Lorsque Mike Holloway, le gérant du BA démissionna, je fus élu pour 7 ans. En 2007, Chiba Senseï me nomma président de British Birankai.

G.E. : Quelles étaient les raisons principales de votre mécontentement au sein du BAF lorsque celui-ci était sous la direction de Kanetsuka Senseï ?

J.C. : Moi et quelques un de ses membres avancés pensions que la structure technique, administrative et politique du BAF n'était pas en, accord avec notre conception de ce que l'organisation devait faire pour la pratique de l'Aïkido tel que nous l'enseignions. Nous avions en particulier après certains individus membres de l'organisation.

G.E. : Pourquoi est-ce que l'UKA décida de se passer de la direction technique de Chiba Senseï ?

J.C. : J'ai n'ai jamais participé aux discussions qui ont pris place avant ou après le départ de Chiba Senseï de l'UKA. Cela dit, j'ai une opinion personnelle, mais elle n'est peut-être pas valide. Je pense qu'il faudrait que vous demandiez cela à monsieur Jones (NDLR : Gordon Jones est le codirecteur de l'UKA).

Derek Eastman, Chris Tickerou, George Stavro, Henry Ellis and Joe Curran.jpg
Derek Eastman, Chris Tickerou, George Stavro, Henry Ellis et Joe Curran

G.E. : Quelles sont vos relations avec l'UKA à ce jour ?

J.C : Les deux organisations ont comme lien qu'elles ont toutes deux été dirigées par Chiba Senseï. La plupart des instructeurs principaux de l'UKA sont des anciens élèves de Chiba Senseï. Nous avons cela en commun. Bien qu'il y ait des contacts à titre personnel entre les membres de l'UKA et du BA, les contacts entre nos groupes au niveau national sont limités.

G.E. : Par rapport à la situation en France, il y a beaucoup plus de diversité de styles et d'organisation au Royaume-Uni. Un nombre significatif de dojos ne sont pas affiliés à l'Aikikaï, mais à d'autres organisations comme le Yoshinkan, le Ki No Kenkyukai, Iwama, etc. Connaissez-vous les raisons de cette différence ?

J.C. : Je ne saurais trop dire pourquoi. J'imagine que beaucoup de ces groupes n'ont pas de lignage direct avec le fondateur Moriheï Ueshiba O Senseï. Il y a aussi cette histoire de styles. Plutôt que d'apprécier le fait que l'Aïkido a plein de formes différentes, ce qui est dans mon esprit normal et tout a fait acceptable, il n'y a que très peu de liens et contacts entre les différents groupes. Je pense également que les problèmes ont souvent de raisons tout à fait financières.

G.E. : En France, le gouvernement régule les grades ainsi que les diplômes d'enseignement. Pourriez-vous nous dire comment cela est-il organisé au Royaume-Uni ? Quel est le rôle du British Aikido Board ?

J.C. : Chaque groupe est très indépendant et je ne peux que parler dans le cas de mon organisation. Le BA suit un système de Qualifications d'Enseignement. Nous adoptons le système japonais de rangs de Shihan, Shidoin et Fukushidoin. Nous suivons évidemment les règles imposées par le BAB, car en tant que membre, nous adoptons leur système de formations d'instructeurs et d'assurance. La fonction du BAB est de promouvoir l'Aïkido et il est le seul corps reconnu par le gouvernement via le ministère des Sports. Il s'assure que les standards de conduite et de sécurité sont maintenus et que tous les instructeurs sont assurés et détiennent la qualification d'enseignement appropriée. Chaque organisation membre du BAB a son propre représentant pour le BAB. Ces représentants jouent un rôle important en ce qui concerne la communication, la liaison avec les dojos et les affaires de développement de l'Aïkido an Royaume uni.

G.E. : Monsieur Ellis nous disait récemment qu'à cause de l'indépendance de chaque groupe en matière de grades, beaucoup d'abus avaient été commis, en particulier beaucoup d'autopromotions. Quel est votre avis sur le sujet ?

J.C. : Je partage effectivement la préoccupation de monsieur Ellis. Cela dit, je pense que le fait que certaines personnes se promeuvent Shihan ou gonflent leur ego relève plus de savoir s'ils sont en accord avec leur propre conscience. En ce qui me concerne, je pense que je suis un Aïkidoka compétent, mais je préférerais largement être un bon 5e kyu qu'un 8e dan Shihan autoproclamé avec un faible lignage. La quête des grades est une perte de temps et autopromotion devrait en fait s'appeler auto illusion.

G.E. : Pensez-vous que cela affecte la qualité de la pratique de l'Aïkido ?

J.C. : Bien sur. Avec la diffusion de l'Aïkido et la création d'organisations n'ayant pas ou peu de contacts avec le Japon, on peut penser que les standards et la qualité baissent. Je ne dis pas que tous les groupes non affiliés à l'Aikikaï sont mauvais techniquement, mais seulement que le niveau moyen peut en souffrir. Il y a des gens non affiliés à l'Aikikaï pour qui j'ai le plus grand respect comme messieurs Ellis et Eastman. Ces hommes, avec messieurs Foster et Williams ont fait beaucoup au début pour diffuser l'Aïkido au Royaume-Uni et ils méritent tout le respect de la communauté des Aïkidoka britannique. Sans ces pionniers, nous ne serions pas en train de parler aujourd'hui.

G.E. : Revenons à la raison de votre présence ici aujourd'hui, comment êtes-vous entré en contact avec l'Association Sahélienne d'Aïkido ?

J.C. : Tout simplement. Ils m'ont contacté en 2005 par email pour savoir si j'accepterais d'animer bénévolement leur 1er stage d'été en Tunisie et j'ai accepté. J'y suis retourné tous les ans, toujours à mes propres frais afin de les aider à développer l'Aïkido tunisien.

Joe Curran.jpgG.E. : Quelles sont selon vous les caractéristiques principales des pratiquants tunisiens ?

J.C. : Il m'apparaît que l'Aïkido tunisien souffre de pas mal de luttes internes politiques qui l'empêchent d'établir une connexion fraternelle. Malgré de nombreuses visites plutôt efficacement annoncées, je n'ai eu que très peu de contacts avec les pratiquants avancés de l'Aïkido tunisien hormis ceux de l'Association sahélienne d'Aïkido. Cela dit, j'ai rencontré quelques membres des communautés d'Aïkido égyptien et algérien en 2005 et j'ai beaucoup aimé leur attitude. Les Aïkidoka tunisiens sont accueillants et ont le cœur sur la main. Mon conseil serait d'essayer de trouver un terrain d'entente au sein de la communauté d'Aïkidoka politiquement et techniquement, car ensemble, ils pourraient accomplir beaucoup plus qu'isolés comme ils le sont. L'Aïkido est un art où des sacrifices en terme de temps et d'argent sont parfois requis. Tout jeune groupe doit faire de tels sacrifices s'il veut perdurer. C'est pour cela que j'ai choisi d'aider tout groupe qui pense que je peux lui apporter mon assistance. Je pense également que l'Afrique du Nord souffre de restrictions financières et politiques (visas, etc.) qui oeuvrent contre le développement de l'Aïkido. Il faudrait vraiment que les Tunisiens arrivent à se concerter pour organiser des stages communs, car aucun groupe n'a le monopole sur la vérité et tous pourraient en bénéficier pour leur progression.

G.E. : Est-ce que votre façon d'enseigner diffère dans ces pays par rapport à celle que vous utilisez en Europe ?

J.C. : Les méthodes sont toujours différentes d'un endroit à l'autre. Le plus important à mon avis est de se concentrer sur ce qui est similaire plutôt que sur ce qui est différent. Une pomme et une orange sont différentes, mais elles sont toutes deux des fruits et ont bon goût. Même dans un dojo donné, deux instructeurs n'enseignent pas forcément la même chose, c'est normal à mon avis.

G.E. : L'Aïkido là-bas en est à ses balbutiements, voyez-vous des similarités avec les anciens temps de l'Aïkido britannique ?

J.C. : Seulement dans le fait que le groupe est jeune et qu'il a beaucoup de choses à apprendre. Si on choisit le mauvais dirigeant ou le mauvais groupe, on peut se trouver dans une situation difficile.

G.E. : Voyagez-vous dans d'autres pays pour enseigner ?

J.C. : Récemment, ma priorité principale a été la Tunisie. J'ai également pas mal enseigné en Hollande et aux États unis. Dans l'avenir, j'aimerais voyager plus, en particulier pour des groupes nouvellement formés afin de donner mes conseils et apporter mon assistance. J'ai 69 ans à présent, Chiba Senseï et moi savons qu'il nous reste un temps limité et que tant reste à faire. En tant que président du British Birankai, j'ai la responsabilité par rapport à Chiba Senseï de faire en sorte d'assurer le standard le plus haut possible.

G.E. : Vous invitez Chiba Senseï tous les ans au Royaume-Uni pour votre stage d'été. Quel est son rôle dans votre organisation ?

J.C. : Depuis 1976, date à laquelle le British Birankai a été créé, nous avons eu la chance que Chiba Senseï, en tant que directeur technique, vienne nous rendre visite tous les ans. C'est avec lui et les autres Shihan et Shidoin que nous élaborent notre politique administrative et que nous planifions nos événements et notre future stratégie.
Nous recevons également la visite d'instructeurs comme Miyamoto Shihan. Le Birankai international est une grande famille, nous avons des membres en France, Grèce, États-Unis, en Israël, Allemagne, Pologne et Kazakhstan. Nous avons l'occasion de tous nous rencontrer durant les stages, c'est fatigant mentalement et physiquement, mais très enrichissant.

G.E. : Est-ce que des pratiquants d'autres fédérations viennent assister à ces stages ?

J.C. : Pas autant que je le veuille. J'ai été très heureux de pouvoir rencontrer récemment monsieur Ellis des Ellis Schools of Traditional Aikido lorsqu'il était invité à notre anniversaire des 40 ans de Chiba Senseï au Royaume-Uni à Londres. Monsieur Harada MBE (NDLR : Member of the British Empire, distinction d'ordre chevaleresque britannique), le maître de Shotokan, viens aussi régulièrement participer à nos activités. Nous recevons également la visite de certains membres influents de l'UKA tels que messieurs Brady, Jones et McCalla.

G.E. : Merci monsieur Curran.

J.C. : Pas de problème, cela m'a fait plaisir. Transmettez mes salutations aux pratiquants français et irlandais.

_____________________________

Pour en savoir plus :

Le site du British Birankai.



 
RocketTheme Joomla Templates